Appel à rechercher des ressources hydriques alternatives
La chercheuse universitaire au Centre régional de l’agriculture oasienne de Degache, Latifa Zouadi, a souligné, lundi 19 octobre, l’importance de renforcer la sécurité hydrique des femmes rurales afin de soutenir leur résilience face aux catastrophes naturelles.
Intervenant en marge d’une journée d’information organisée à l’occasion de la Journée mondiale de la femme rurale, elle a relevé les difficultés croissantes liées à la gestion des ressources en eau, dans un contexte marqué par la baisse de la disponibilité hydrique. La part annuelle d’eau par habitant est ainsi tombée à moins de 500 mètres cubes, a-t-elle indiqué.
La chercheuse a également évoqué un indicateur des Nations unies relatif à l’eau, supérieur à 90 %, qu’elle considère comme le signe d’une situation de stress hydrique particulièrement préoccupante. Elle a appelé à conjuguer les efforts pour améliorer la gestion des ressources, notamment dans le secteur agricole, qui absorbe plus de 70 % de l’eau consommée.
Latifa Zouadi a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de développer des ressources alternatives, notamment les eaux usées traitées. Les volumes disponibles sont estimés à environ 300 000, sans précision d’unité dans les données communiquées, alors que leur taux d’exploitation ne dépasse pas 8 %. Une stratégie vise à porter ce taux à 60 % à l’horizon 2050.
Elle a enfin souligné que la réalisation des objectifs en matière de sécurité hydrique, en particulier dans les zones rurales, nécessite une mobilisation collective et une coordination renforcée.